Nature-Psyché, homme-nature, CG Jung, loi naturelle, instinct, animalité, primitivité, loi de la vie, dangers, surpopulation, rationnalisme, matérialisme, déshumanisation

 

CG JUNG: NATURE ET PSYCHÉ - EXTRAITS

 

Mandala au coeur de forêt

 

"Je ne suis pas de ceux qui croient qu’ils doivent veiller à ce que les cerises aient des queues. Je me tiens là, observant ce dont la nature est capable." 

 

"Nous devons donner du temps à la nature de sorte qu'elle puisse être notre mère. J'ai trouvé ici le moyen de vivre comme une partie de la nature, à mon propre rythme.

 

VIE NATURELLE ET PSYCHÉ - CROISSANCE ORGANIQUE ET CROISSANCE DE LA PSYCHÉ

"La vie naturelle est le sol nourrissant de l’âme."

"Il n'y a pas de différence entre la croissance organique et la croissance psychique. Comme une plante produit des fleurs, la psyché produit des symboles." 

 

VIE EN HARMONIE AVEC LA NATURE

"Nous devons donner du temps à la nature de sorte qu'elle puisse être notre mère. J'ai trouvé ici le moyen de vivre comme une partie de la nature, à mon propre rythme. On vit toujours dans le monde moderne comme si quelque chose de mieux allait arriver le lendemain, toujours dans le futur, et on ne pense plus à vivre sa vie. Tout est dans la tête. Quand un homme commence à se connaître, à découvrir en lui-même les racines de son passé, c'est une nouvelle vie."

 

RUPTURE DU LIEN ENTRE L'HOMME ET LA NATURE ET SES EFFETS

"À mesure que la connaissance scientifique progressait, le monde s’est déshumanisé. L’homme se sent isolé dans le cosmos, car il n’est plus engagé dans la nature et a perdu sa participation affective inconsciente avec ses phénomènes. Et les phénomènes naturels ont lentement perdu leurs implications symboliques. Le tonnerre n’est plus la voix irritée d’un dieu, ni l’éclair son projectile vengeur. La rivière n’abrite plus d’esprits, l’arbre n’est plus le principe de vie d’un homme, et les cavernes ne sont plus habitées par des démons. Les pierres, les plantes, les animaux ne parlent plus à l’homme, et l’homme ne s’adresse plus à eux en croyant qu’ils peuvent l’entendre. Son contact avec la nature a été rompu, et avec lui a disparu l’énergie affective profonde qu’engendraient ces relations symboliques… Notre vie présente est dominée par la déesse Raison qui est notre illusion la plus grande et la plus tragique. C’est grâce à elle que nous avons vaincu la nature…"

 

LA NATURE "VAINCUE" EST LA NATURE EXTÉRIEURE AUTANT QU'INTÉRIEURE DE L'HOMME

"Ce que nous appelons "la conscience de l’homme civilisé" n’a cessé de se séparer des instincts fondamentaux. Mais ces instincts n’ont pas disparu pour autant… L’homme moderne masque à ses propres yeux cette scission de son être à l’aide d’un système de "compartiments". Certains aspects de sa vie extérieure et de son comportement sont conservés, dans des tiroirs distincts, et ne sont jamais confrontés les uns aux autres."

 

VOYAGE DE JUNG CHEZ LES INDIENS PUEBLOS (Nouveau Mexique) - DIALOGUE AVEC LE CHEF OCHWIAY BIANO

"…Je lui demandai pourquoi donc il pensait que les blancs étaient tous fous. 

Il me rétorqua: "Ils disent qu’ils pensent avec leurs têtes. 

–  Mais naturellement! Avec quoi penses-tu? demandai-je, étonné. 

–  Nous pensons ici, dit-il, en indiquant son cœur." 

Je tombai dans une profonde réflexion. Pour la première fois de ma vie, me sembla-t-il, quelqu’un m’avait donné une image du véritable homme blanc… Cet indien avait trouvé notre point vulnérable et mis le doigt sur ce à quoi nous sommes aveugles… Ce qui pour nous est désigné par colonisation, mission auprès des païens, expansion de la civilisation, etc., a encore un autre visage, visage d’oiseau de proie… Tous les aigles et autres bêtes rapaces qui ornent nos écussons héraldiques m’apparurent comme les représentants psychologiques appropriés de notre véritable nature…"

"C’est le corps, les sensations, les instincts, qui nous connectent avec le sol. Si vous abandonnez le passé, vous vous détachez naturellement du passé; vous perdez vos racines dans le sol, votre connexion avec les ancêtres totémiques qui habitent dans le sol. Vous vous éloignez et dérivez, et vous tentez de conquérir d’autres terres parce que vous êtes exilés de votre propre sol. C’est inévitable. Les pieds iront de l’avant et la tête ne pourra les retenir car elle aussi est à la recherche de quelque chose. C’est le désir, errant toujours à la surface de la terre, toujours à la recherche de quelque chose. C’est exactement ce que Lac des Montagnes, le chef Pueblo, me disait: “Les américains sont fous. Ils sont toujours en quête. Nous ne savons pas ce qu’ils cherchent.”  C’est ainsi: trop de tête, et du coup trop de désir, trop de marche à la recherche de…, et aucun enracinement."

 

LA SUPÉRIORITÉ DE L'HOMME SUR LA NATURE RISQUE DE LE MENER À SA PERTE

"Nos moyens technologiques ont été développés jusqu’à devenir si dangereux que la question la plus urgente aujourd’hui n’est pas ce qui peut être fait pour continuer selon cette ligne, mais comment l’homme qui est responsable du contrôle de ces moyens devrait être constitué ou comment faire pour altérer l’esprit de l’homme occidental pour qu’il renonce à ces terribles moyens…

L’homme occidental n’a pas besoin de davantage de supériorité sur la nature, que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur. Sur les deux plans, il a atteint une perfection diabolique. Ce qui manque est la conscience de son infériorité vis-à-vis de la nature autour de lui et en lui. Ce qu’il devrait apprendre, c’est qu’il ne peut pas faire ce qu’il veut. S’il n’apprend pas cela, sa propre nature le détruira. Il ne connaît pas son âme qui se rebelle contre lui de façon suicidaire." 

 

NATURE ET VIE - CROISSANCE DE L’ÊTRE HUMAIN

"Chaque racine dans la terre doit trouver le moyen de contourner la pierre qui se trouve sur sa voie pour croître. Il se peut qu’elle prenne une mauvaise direction. Dès l’instant que vous êtes dans l’idée de croissance et de développement, vous êtes confrontés à l’aspect irrationnel de la nature. Chaque esprit rationnel déteste cela, car pour lui, la devise est: "Pas de risques, je vous prie." (…) Vous avez à vivre certaines choses de la vie, comme si elles étaient destinées à devenir des fruits mûrs, et s’ils ne mûrissent pas, il faut les laisser tomber pour qu’il soient ramassés, comme s’il s’agissait d’un jeu d’enfants, sans le moindre préjugé. Dès l’instant que vous portez des préjugés, vous excluez certaines possibilités et votre vie n’est plus entière."

 

L’ARBRE ET SA SYMBOLIQUE

"L’arbre également symbolise la vie. Il est vivant comme un être humain, avec sa tête, ses pieds, etc. Et il vit plus longtemps que l’homme, ce qui le rend impressionnant. Il y a du mana [force surnaturelle et mystique] dans un arbre. Les peupliers de la brousse africaine atteignent des hauteurs fabuleuses et on a pour habitude de les considérer avec un respect mêlé de crainte. Les arbres parlent. Dans toutes les tribus, les hommes vont parler aux arbres. Ils sont identifiés à eux. Dans le temps, on plantait un arbre à la naissance d’un enfant, et aussi longtemps que l’arbre vivait, l’enfant vivait. Autre cas d’identité. Les arbres nourrissent avec leurs fruits et ainsi acquièrent une qualité maternelle. Selon une légende germanique, le frêne et l’aulne étaient les deux premiers êtres humains; et la même histoire existe dans la mythologie persane, avec un arbre mâle et un arbre femelle, êtres humains d’origine. Et il y a l’arbre du monde, Yggdrasill [frêne cosmique de la mythologie scandinave], avec ses racines dans la terre et ses branches aux cieux. La toute première vie émergea de cet arbre, et à la fin du monde, le dernier couple sera enterré dans le sein d’Yggdrasill. La vie commence et se termine dans cet arbre."

 

NOTRE RELATION À L'ANIMAL

"En nous, il y a ce préjugé chrétien contre l’animal en l’homme. Mais un animal, ce n’est pas le mal, tout comme ce n’est pas le bien non plus. Nous, nous sommes mauvais, l’homme est nécessairement mauvais parce qu’il est tellement bon. Il n’y a que les animaux domestiques qui se conduisent mal. Un animal sauvage n’a jamais de mauvaise conduite. Il suit sa propre loi naturelle. Un bon tigre qui ne mange que des pommes et des carottes, ça n’existe pas. Un animal sauvage est un être pieux qui se soumet à la loi, et accomplit la volonté de Dieu de la façon la plus parfaite.

(…) si nous tuons l’animal en nous, nous tuons également en nous les vraies bonnes choses et non pas bonnes seulement en apparence. (…) c’est là notre seul espoir - de revenir à une condition où nous sommes justes avec la nature. Nous devons accomplir notre destin en accord avec les lois de la nature; faute de quoi, nous ne pouvons pas devenir de véritables serviteurs de Dieu."

 

LA NATURE, SOURCE DE PURETÉ

"Dès que nous touchons la nature, nous devenons propres. Les sauvages ne sont pas sales. Il n’y a que nous pour être sales. Les animaux domestiques sont sales, mais jamais les animaux sauvages. La matière qui n’est pas à sa place n’est que de la saleté. Ceux qui ont été salis, par excès de civilisation, éprouvent le besoin d’aller se promener en forêt ou d’aller se baigner en mer. 

(…) ils vont secouer leurs chaînes et permettre à la nature de les toucher. Cela peut se faire de l’intérieur ou de l’extérieur. Se promener dans les bois, se coucher dans l’herbe, se baigner dans la mer, c’est recevoir la nature de l’extérieur. Entrer dans l’inconscient, entrer en vous-mêmes, à travers les rêves, c’est toucher la nature de l’intérieur et cela revient au même, car les choses sont remises en place. Tout cela a été mis en usage dans les initiations des temps antiques. Ils se retrouvaient tous, dans les anciens mystères, dans la solitude de la nature, dans la contemplation es étoiles, dans le sommeil d’incubation… dans les temples. À Malte, on a découvert un temple souterrain de l’époque néolithique qui possédait des dortoirs pour les initiés et on y voit des petites statuettes de femmes endormies dans le sommeil d’incubation.

(…) ces initiés étaient plongés dans le sommeil d’incubation pour en renaître."

 

DANGERS DE LA PERTE DES VALEURS SPIRITUELLES ET DES EXCÈS DU RATIONALISME - DÉSACRALISATION

"L’homme moderne ne comprend pas à quel point son "rationalisme” (qui a détruit sa faculté de réagir à des symboles et à des idées numineux) l’a mis à la merci de ce monde psychique sous-terrain. Il s’est libéré de la “superstition” (du moins il le croit) mais ce faisant il a perdu ses valeurs spirituelles à un degré alarmant. Ses traditions morales et spirituelles se sont désintégrées, et il paie cet effondrement d’un désarroi et d’une dissociation qui sévissent dans le monde entier. 

Les anthropologues ont souvent décrit ce qui se produit lorsque les valeurs spirituelles d’une société primitive sont exposées au choc de la civilisation moderne. Les membres de cette société perdent de vue le sens de leur vie, leur organisation sociale se désintègre et les individus eux-mêmes se décomposent moralement. Nous nous trouvons actuellement dans la même situation. Mais nous n’avons jamais compris la nature de notre perte, car nos guides sur le plan spirituel se sont préoccupés davantage de protéger les institutions religieuses que de comprendre le mystère que représentent les symboles de la religion. A mon avis, la foi n’exclut nullement la réflexion (l’arme la plus efficace de l’homme); mais malheureusement de nombreux croyants semblent avoir une telle peur de la science (et, dans le cas présent, de la psychologie), qu’ils demeurent aveugles à ces forces psychiques numineuses, qui, depuis toujours, régulent le destin de l’homme. Nous avons dépouillé toutes les choses de leur mystère et de leur numinosité: plus rien n’est sacré à nos yeux…" 

 

L’HOMME ARCHAÏQUE NATUREL N'A PAS DISPARU DU FAIT DE LA CIVILISATION

"La psychologie archaïque n’est pas seulement psychologie du primitif, elle est aussi celle de l’homme civilisé moderne; non pas uniquement psychologie de quelques phénomènes de choc en retour dans la société moderne, mais bien celle de tout homme civilisé qui, indépendamment de son haut degré de conscience, est encore un homme archaïque dans les couches plus profondes de sa psyché. De même que notre corps est encore celui d’un mammifère avec toute une série de restes d’états encore plus anciens, analogues à ceux des animaux à sang froid, de même notre âme aussi est un produit de l’évolution qui, si l’on remonte vers ses origines, affiche toujours d’innombrables archaïsmes."

 

ÉCLOSION RÉCENTE DE LA CONSCIENCE - encore semblable à celle d’un enfant

"La différenciation de la conscience est de fraîche date. Elle vient à peine d’éclore péniblement du sommeil originel; elle est en train de prendre, avec lourdeur et maladresse, notion d’elle-même. Se bercer de l’illusion d’avoir atteint quelque sommet serait folie. Notre conscience contemporaine n’est qu’un petit enfant qui commence à peine à dire “je”."

 

ESSENCE DE LA NATURE HUMAINE: POSSIBILITÉS PROSPECTIVES DE L'INCONSCIENT

"La Nature n’est pas seulement matière, elle est aussi esprit… L’inconscient n’est pas limité seulement aux processus et réflexes instinctuels en lien avec les centres corticaux; il s’étend au-delà de la conscience et, avec ses symboles, anticipe de futurs processus conscients. C’est pourquoi il est vraiment un supraconscient."

 

NATURE ET CULTURE - NATURE ET ESPRIT - NATURE ET PSYCHÉ - VIE ET ESPRIT 

CONFRONTATION, SENS ET ESSENCE, DIFFÉRENCE ENTRE OCCIDENT ET ORIENT, CHRISTIANISME...

"Il n'est pas de code pénal, pas de code de moeurs non plus que de casuistique si sublime soit-elle qui puisse jamais classer définitivement les perturbations, les collisions de devoirs, et les tragédies invisibles de l'homme naturel dans sa confrontation avec les nécessités de la culture et en donner une juste solution.

L'"esprit" est l'un des aspects, la nature est l'autre. (...) (Chasse la nature avec une fourche, jusqu'où la pousseras-tu?) La nature ne doit pas gagner à ce jeu, mais elle ne peut pas perdre. Et si la conscience se fixe à des concepts trop nettement délimités, et s'enferme dans des règles et des lois qu'elle a elle-même choisies, - ce qui est inévitable et fait partie d'une conscience culturelle - alors la nature se présente avec ses exigences inéluctables.

La nature n'est pas que matière, elle est aussi esprit. S'il n'en était pas ainsi, la seule source de l'esprit serait la raison humaine."

"On sait que l'homme qui vit uniquement à l'état de nature n'est pas uniquement "naturel" comme l'est, pas exemple, un animal; il voit, croit, craint, vénère des choses dont le sens n'apparaît pas dans les circonstances naturelles du milieu seul, dont le sens caché s'écarte même beaucoup de tout ce qui est naturel, tombe sous les sens et se comprend, qui parfois même contraste singulièrement avec tous les instincts. Que l'on songe seulement à tous ces rites et usages cruels des primitifs contre lesquels s'insurge tout sentiment naturel, à toutes ces convictions, toutes ces idées en opposition à l'évidence des choses.

Ces faits obligent à admettre que le principe spirituel (quel qu'il puisse être) s'impose avec une force inconcevable en face du simple principe naturel. On peut certes dire que cela aussi est "naturel" et que tous deux proviennent d'une seule et même nature. Je ne prétends pas du tout mettre en doute cette origine; mais je dois faire remarquer que cette chose "naturelle" est faite du conflit de deux principes auxquels on peut, selon son goût, donner tel ou tel nom et que ce contraste est l'expression, et peut-être aussi le fondement, de cette tension que nous appelons énergie psychique."

"Le fait que seule l'expérience psychique est immédiate et que, par suite, la seule réalité immédiate ne peut être que d'ordre psychique, explique pourquoi l'homme primitif ressent les esprits et les influences magiques avec le même concrétisme que les éléments extérieurs. Le primitif n'a pas encore écartelé son expérience primitive en d'irréductibles contrastes. Dans son univers, l'esprit et la matière se compénètrent et les dieux peuplent encore les forêts et les champs. Il est encore un enfant à peine mis au monde, enveloppé comme la chrysalide dans son cocon, dans les rêves de son âme et dans le monde tel qu'il est réellement, antérieur à la défiguration que lui infligent les difficultés de la connaissance et d'un entendement vagissant.

De la désintégration du monde originel en Esprit et en Nature, le monde occidental a sauvé la Nature, à laquelle il croit par tempérament et en laquelle il s'est toujours davantage empêtré, à travers toutes ses tentatives douloureuses et désespérées de spiritualité. Le monde oriental, lui, a choisi l'Esprit, décrétant que la nature n'est que Maya, et s'est englouti dans son rêve au milieu de la misère et de la saleté asiatiques.

La terre cependant est une; et de même que l'Occident et l'Orient ne sont pas parvenus à déchirer une en deux moitiés adverses, de même la réalité psychique persiste dans son unité originelle; elle attend que la conscience humaine progresse de la croyance à l'un et de la négation de l'autre vers la reconnaissance des deux, en tant que l'élément constituant de l'âme unique.

Le conflit entre Nature et Esprit n'est que la traduction de l'essence paradoxale de l'âme: elle possède un aspect physique et un aspect spirituel qui ne paraissent se contredire que parce qu'en dernière analyse nous ne saisissons pas son essence."

"La vie est un critère de la vérité de l'esprit. (...) Vie est esprit sont deux puissances ou deux nécessités entre lesquelles l'homme se trouve placé. L'esprit donne à la vie un sens et la possibilité d'un développement plus large. Mais la vie est indispensable à l'esprit, car sa vérité n'est rien si la vie lui est refusée.

Sans l'âme, l'esprit est aussi mort que la matière."

"La séparation que le christianisme a posée entre nature et esprit a permis à l'esprit humain non seulement de penser au-delà, mais aussi contre la nature et de prouver ainsi, aimerais-je dire, sa divine liberté.

Vouloir prétendre que nous sommes plus énergiques ou plus intelligents que les anciens, serait faire preuve d'une fatuité aussi ridicule qu'injustifiée: notre matériel scientifique s'est accru, mais non pas notre puissance intellectuelle. (...) Nous avons bien amassé du savoir mais pas de sagesse."

"Seule mérite d'être vécue une vie vécue un un certain esprit. (...)

Les manifestations de l'esprit sont singulières et multiples comme la création elle-même. Un esprit vivant croît et dépasse même ses propres formes antérieures, se cherchant en un libre choix les êtres en lesquels il vivra et qui l'annonceront. À côté de cette vie de l'esprit qui se renouvelle éternellement, qui à travers toute l'histoire de l'humanité cherche son but en des voies confuses et souvent incompréhensibles, les noms et les formes auxquelles les hommes s'efforcent de s'agripper représentent peu de choses, car les êtres ne sont rien de plus que fruits et feuilles caduques sur le même tronc de l'arbre éternel."

 

NÉCESSITÉ D'ÉVEILLER LA CONSCIENCE DE SOI: LES PIRES DANGERS RÉSIDENT EN L'HOMME LUI-MÊME

"Nous avons besoin de davantage de psychologie. Nous avons besoin de mieux comprendre la nature humaine, car le seul danger réel existant est l’homme lui-même. Il est le grand danger et nous n’en sommes malheureusement pas conscients. Nous ne savons rien de l’homme ou si peu. Nous devrions étudier sa psyché parce que nous sommes à l’origine de tout le mal en train de se produire."

 

Portail-miroir dans nature

 

Date de dernière mise à jour : 23/11/2019