MYTHES MASCULINS, OEDIPE, PROMETHEE, PERCEVAL, GILGAMESH, MYTHOLOGIE, ARCHETYPE DU HEROS, MASCULIN, SENS ET FONCTION, INCONSCIENT COLLECTIF

Destins et caractères masculins dans la mythologie

  • Le 02/11/2019
  • A préciser - Paris
  • 50€ Atelier (30€ chômeurs) 160€ les 4 ateliers
  • Durée : Atelier 3H30

 

"Les mythes sont, à l'origine, des révélations de l'âme préconsciente, des affirmations involontaires au sujet de faits psychiques inconscients et rien moins que des allégories d'événements physiques."

"Ils ont une signification vitale." (CG Jung)

 

OEDIPE - PROMÉTHÉE - PERCEVAL - GILGAMESH

 

  OEDIPE - Le mythe de l'enfant mal-aimé et abandonné (voir page "Le mythe d'Oedipe")

​♦  PROMÉTHÉE - L'illusion de la toute-puissance et ses conséquences (voir page "Livres de Patricia")

  PERCEVAL LE GALLOIS - Une destinée inachevée mais source de connaissance de soi (résumé du texte)

♦  GILGAMESH - Un héros en quête d'immortalité qui réalise son humanité (résumé du mythe)

 

LE MYTHE D'OEDIPE

Oedipe face au Sphynx

Le mythe d'Oedipe est bien plus complexe et profond que Freud ne l'a décrit et utilisé pour élaborer sa théorie principale sur la psychologie : la "théorie sexuelle", fondement de toute vie individuelle, base de toutes les névroses, oppositions et souffrances de l'âme humaine.

La première relation que vit l'enfant, celle avec son père et sa mère, y est considérée de manière unilatérale, ne prenant en compte que cette pulsion instinctuelle, qui en serait la composante essentielle.

Les conséquences en sont une vision de l'homme et de l'enfant excessivement limitée, lui déniant des pans entiers de la totalité de son être.

Jung l'a compris: tout en intégrant la théorie de Freud, il a entamé une recherche plus profonde et plus vaste de la nature humaine, atteignant des zones collectives qui touchent toute l'humanité et jettent une lumière plus complète et positive sur l'évolution de la psyché, qu'elle soit individuelle et collective.

Pour explorer et analyser ce mythe dans sa totalité, iI est nécessaire de préciser qu'il est avant tout MASCULIN: il s'agit du destin d'un homme. Et qu'il est impossible, voire absurde, de l'appliquer à la femme et au féminin. La relation du fils à son père et à sa mère ne peut se comparer à celle de la fille à son père et à sa mère.

Le mythe sera donc traité et interprété d'un point de vue masculin, même s'il est jalonné de figures féminines, dont l'importance et la fonction ne seront pas négligées.

Ainsi le seront les trois autres mythes explorés dans ces 4 ateliers.

 

LE MYTHE DE PROMÉTHÉE

Prométhée enchaîné

Le Titan PROMÉTHÉE, fier de sa suprématie et de son intelligence, crut pouvoir affronter les dieux pour transmettre leurs bienfaits aux hommes. Il rêvait d'une civilisation glorieuse et avait avec les dieux des relations ambivalentes.

Prométhée signifiant "prévoyant", celui-ci eut l'illusion que tout lui était permis. Il s'avisa de voler aux dieux leur feu précieux, pour le donner aux humains qui en manquaient. Il le fit à la sauvette, dissimulant le feu au coeur d'un fenouil, là où le fruit demeure sec. C'est ainsi qu'il le rapporta triomphalement aux hommes.

Mais les dieux ne l'entendaient pas de la sorte. Courroucés et irrités par cette attitude de toute-puissance, ils firent naître la plus belle femme du monde et la nommèrent PANDORE - dont le nom signifie "le don de tout" ou "tout don".

Avant de l'envoyer sur terre pour séduire Prométhée, ils lui remirent une boîte dont elle ignorait le contenu. En réalité, les dieux un peu fourbes ne lui révélèrent pas que la boîte contenait tous les maux de l'univers et se contentèrent de lui interdire de l'ouvrir.

Lorsque Pandore parvint sur terre, munie de sa boîte, Prométhée l'accueillit avec indifférence et négligence. Et Pandore finit par épouser son frère jumeau, ÉPIMÉTHÉE (qui signifie "celui qui réagit trop tard").

Un jour, Pandore eut le vif désir de voir ce qu'il y avait dans la boîte remise par les dieux, et elle parvint à convainque Épiméthée de l'ouvrir. Pour leur malheur et le malheur de tous les humains, il en surgit tous les maux de l'univers. Néanmoins, tout au fond, il restait une chose infiniment précieuse: l'espoir...

Les dieux n'en restèrent pas là. Pour eux, Prométhée avait commis le délit le plus grave dans la Grèce antique : le délit de démesure, d'hybris. Il devait donc être durement châtié.

Son châtiment fut terrible: les dieux le condamnèrent à rester enchaîné à un rocher; chaque nuit, un aigle (Zeus) lui dévorait son foie; celui-ci se reconstituait chaque jour et la nuit venue, Prométhée subissait à nouveau ce cruel et douloureux châtiment.

Dans le mythe, Prométhée finit par être libéré par le centaure Chiron, et les dieux lui accordèrent même l'immortalité dans l'Olympe. Mais cela est une autre histoire...

 

PERCEVAL LE GALLOIS OU LE CONTE DU GRAAL

Perceval en quête de lui

"Perceval Le Gallois ou le conte du Graal", écrit par Chrétien de Troyes au XIIè siècle, s’inscrit dans la mythologie du Graal, illustrée par cette quête archétypique du Graal qui représente pour un homme la quête du SOI, la totalité de son être, et l'accomplissement de sa destinée.

Dans la quête de Perceval, se trouvent des thèmes universels, tels l’identité masculine, la relation père-fils, la relation du masculin au féminin, le sens et la fonction d’une destinée masculine.

Perceval doit découvrir ses origines, son identité, ses valeurs, sa masculinité, et aussi le féminin. Mais son parcours initiatique reste inachevé, ce qui fait d’ailleurs son intérêt et le rend plus humain. 

Le parcours inachevé de Perceval représente également la situation collective de cette période du MA: avec l’apogée du christianisme, le 12ème siècle est une période charnière qui a besoin d’être renouvelée. Mais, quand le renouvellement n’a pas lieu, il y a régression. C’est pourquoi le mythe du Graal va s’achever et tomber peu à peu dans l’oubli - ou dans l’inconscient...

 

L'ÉPOPÉE DE GILGAMESH - LE PLUS ANCIEN MYTHE ÉCRIT (MÉSOPOTAMIE)

Gilgamesh

 

Au Proche-Orient antique, "L’épopée de Gilgamesh" est l’équivalent de "L’Odyssée" et de "L’Iliade" en Grèce, ce qui montre son importance pour cette civilisation.

Cette épopée est l’œuvre mythologique la plus ancienne qui nous est connue par l’écriture: d’abord racontée, puis gravée sur des tablettes en écriture cunéiforme, elle a circulé dans tout le Proche-Orient durant plus de 2 millénaires. La version la plus complète vient de la bibliothèque d’Assourbanipal (660-630 av. JC – actuellement au British Museum).

C’est un mythe de Babylonie, la partie méridionale de la Mésopotamie, située entre le Tibre et l’Euphrate, au sud de Bagdad dans l’Irak actuelle. 

C’est là qu’est née la première grande civilisation du Proche-Orient, formée de deux peuples: les Akkadiens de Syrie et les Sumériens d’Iran qui ont fini par réaliser une synthèse. Au 2è millénaire avant JC, l’akkadien est devenu la langue officielle et la déesse Ishtar est devenue dominante.

Gilgamesh signifie "homme souffrant et joyeux". Aussi appelé parfois "celui qui a tout vu" ou "celui qui surpasse les autres rois", ce qui évoque sa dualité.

À la fois héros et anti-héros, ce dernier prend souvent le dessus: d’abord tyran violent et avide de plaisirs, il mène ensuite une vie glorieuse et héroïque avec Enkidou; enfin, il rêve d’une destinée divine où il deviendrait immortel et se met en quête du moyen d'acquérir cette immortalié.

Mais, au fur et à mesure de sa quête et de ses épreuves, il va faire l’expérience de ses limites humaines, et finalement accepter d’être un simple être humain en retournant chez lui.

 

Main géante montrant chemin

 

 

 

 

 

Organisateur

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A préciser Paris France/Suisse

Prochaines dates